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LVMH
L'espion qui m'aimait ...
Par OPA Boy
LVMH, tout le monde connaît : Vuitton, Moët et Chandon, Dior, Hennessy, autant de noms qui laissent songeuse l'étudiante de la Porte Dauphine.
Son PDG, Bernard Arnault, fut longtemps considéré comme l'un des entrepreneurs français les plus actifs. Mais récemment, François Pinault est venu le chasser sur son terrain et il s'est donné les moyens de réussir : après l'acquisition de Sanofi Beauté (qui détient la marque Yves Saint Laurent), celui-ci a raflé Gucci au nez et à la barbe de Bernard Arnault.
Ces quelques événements nous ont ainsi permis de découvrir le véritable visage des protagonistes.
Des amis peu fréquentables
Selon Le Nouvel Economiste de mars 1999, François Pinault aurait été suivi pendant plusieurs semaines par des agents de l'entreprise Kroll. Cette entreprise est une société de renseignements économiques américaine. En réalité de nombreuses personnes la soupçonne d'être la partie visible d'un réseau d'espionnage industriel qui travaillerait pour des intérêts américains. Le fait que de nombreux ex-agents de la CIA y soient salariés ne peut qu'accentuer la réputation de "sous-marin" que l'entreprise semble traîner derrière elle.
Selon les mêmes sources, Bernard Arnault avait déjà eu recours aux services de cette société à la fin des années 1980, lors de son assaut sur LVMH, pour obtenir des informations sur Henry Racamier, ex-patron de Louis Vuitton.
Un article de Challenges, dans son numéro de juin 1999, vient confirmer ces faits et précise que Kroll enquêtait alors sur Domenico De Sole, PDG de Gucci et sur son styliste Tom Ford. De Sole n'en était pas resté pas là et avait fait suivre Arnault par l'IGI (Investigation Group International).
" Espionnage légal "
LVMH utilise depuis longtemps une autre technique d'" espionnage " tout à fait légale : la société a investi des montants conséquents dans le capital de ses concurrents (Gucci dès 1995, Ralph Lauren, Donna Karan et bien d'autres), ce qui lui permet d'obtenir un certain nombre d'informations sur l'activité et les projets de ses concurrents.
LVMH, et son PDG Bernard Arnault, semblent donc à la pointe de ce que l'on appelle pudiquement l'intelligence économique. Mais quand une action réalise une performance de +120% sur une année, les actionnaires peuvent être moins regardant sur les méthodes, non ?
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