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John Vranesevich : Le fondateur du site Antionline.com ne laisse pas indifférent. Ses prises de position violentes sur les hackers et ses brusques retournements de veste sont célèbres sur le Net.

John Vranesevich, alias JP, est très jeune lorsqu'il monte sa boîte de sécurité informatique. Cette décision fait suite à de nombreuses réflexions : quel camp choisir ? gentil ou méchant ? super-pirate ou cyberflic ? Il choisit l'étoile de shérif et s'y tiendra.

Sur son site, JP critique les pirates et leurs activités illégales. Quand il le peut, il dénonce même ses ex-petits camarades de jeu et propose régulièrement son aide aux autorités locales (en l'occurence le FBI). Voici le genre d'image qu'il affichait avec provocation sur son site :

JP est un homme de convictions, il faut au moins lui accorder ça. Alors qu'elle est persécutée par les HFG, il prend officiellement le soutien de Caroline Meinel... quitte à se mettre à dos de nombreux autres hackers.

A trop se prendre pour un cow boy JP va énerver tous les hackers du Net. Les sites de la "galaxie" JP ont été - et sont toujours - l'objet de nombreuses attaques. Ultime provoc en date : afficher en direct l'adresse IP et la technique de ses assaillants.

JP est un homme averti, il s'informe, lit toutes les listes de diffusion concernant la sécurité, va sur des channels de hackers. Il est donc au courant de tous les exploits les plus communs... mais il n'a pas le talent de certains hackers qui lui permettrait d'anticiper, d'être proactif au lieu de n'être QUE réactif.

Ainsi, ses sites sont "tombés" plusieurs fois :

  • Les ADM se sont faits AntiCode le 1er mars 2000 grâce à un bug CGI. Ils pensaient avoir piraté Antionline, ce qui explique le design de la page. JP se fend alors d'une page dans laquelle il explique qu'il s'agit du premier succès sur plus de trois millions de tentatives, ce qui à son avis, est plus qu'honorable...

  • Quelques jours après, le site AntiCode hacké par Rootworm cette fois-ci, à l'aide, d'après eux, d'une faille différente de celle utilisée par les ADM.

  • La page d'accueil d'AntiOnline aurait été changéé par un inconnu il y a quelque temps déjà. "Techniquement parlant" cependant il ne s'agissait pas réellement d'un hack...

  • Le 26 octobre 2000, AntiOnline hacké par n1nor. Là encore, il semblerait qu'il s'agisse d'un bug CGI... décidemment :) Bien entendu, JP s'est à nouveau justifié en expliquant qu'il s'agissait du premier succès sur plus de 9 millions de tentatives.





    Mise à jour du 08 novembre 2000 :

    Quelques jours après la parution de notre article nous sommes tombés sur un papier de 5 pages sur JP dans le magazine économique Capital (rien à voir avec l'émission de M6 du même nom) ! Quelle ne fut pas notre surprise de trouver un tel article dans le célèbre mensuel du géant des médias Prisma (la même société qui édite le non-moins célèbre Voici).

    L'article n'est pas trop mauvais pour une fois... Le journaliste a un parti pris très fort, ce qui ne l'empêche pas de citer les "détracteurs" de JP (Brian Martin de Attrition.org par exemple), ce qui est assez rare pour être souligné.

    Concernant JP, notre avis ne change pas d'un iota : ce n'est qu'un "poseur", un ex-pirate, aigri pour une raison x ou y, qui est passé de l'autre côté de la barrière et qui cherche à balancer ses ex-copains aux p'tits gars du FBI. Ses prétendues "compétences" en sécurité informatique n'ont jamais été réellement prouvées... chaque fois qu'il dit connaître l'identité d'un pirate, les p'tits gars du magazine 2600 ou Brian Martin d'Attrition s'empressent de démontrer qu'il n'en est rien et qu'il se fourre le doigt dans l'oeil.

    Jusqu'à aujourd'hui JP garde toute sa crédibilité, mais il viendra un jour où les médias et les autorités se rendront compte de ce qu'il vaut vraiment... du moins, espérons le.